En 2024, un journaliste britannique, père de famille, a décidé de soumettre son assiette à un test radical : éliminer les sucreries et les aliments ultra-transformés pendant deux mois. Ce défi, imaginé pour préserver sa santé, a fini par s’ancrer dans la durée. Retour sur une expérience qui prouve qu’un changement alimentaire peut transformer bien plus que notre silhouette.
Le déclic d’un père pour sa santé
Steffan Rhys, journaliste au Wales Online, vit au pays de Galles. En mars 2024, il a pris une décision qui a surpris son entourage : retirer de son alimentation tous les produits ultra-transformés. Son objectif ? Retrouver de l’énergie, maîtriser son poids et montrer l’exemple à ses enfants.
Ce père est parti d’un constat simple : beaucoup de produits du quotidien contiennent des additifs dont on ignore presque tout. Il a donc choisi de reprendre la main sur son assiette, sans tomber dans une alimentation restrictive.
Une durée de deux mois pour amorcer une transformation
Le pari initial s’étendait sur huit semaines. Une durée suffisante pour observer les premiers effets sur la balance, le sommeil et la digestion. Mais une fois le cap passé, Steffan Rhys a constaté que les bénéfices étaient trop précieux pour revenir en arrière.
Six mois plus tard, il confiait au Liverpool Echo que ces changements alimentaires étaient devenus une routine durable. L’élimination quasi totale des produits ultra-transformés n’est plus un simple challenge : c’est un mode de vie. Si vous hésitez à vous lancer, sachez qu’un effort ciblé sur la durée peut suffire à créer des habitudes solides.
Ultra-transformé ne veut pas dire transformé : la nuance qui change tout
Pour tenir un tel cap, encore faut-il savoir quoi éviter. La confusion entre aliment transformé et ultra-transformé est fréquente. Le pain, le beurre, le fromage et le yaourt nature sont des produits transformés : ils résultent d’une fermentation ou d’un mélange simple, comme l’explique Steffan Rhys.
Le professeur Tim Spector, épidémiologiste au King’s College de Londres, souligne que les versions ultra-transformées ajoutent des amidons, émulsifiants, concentrés ou arômes artificiels. C’est cette étape supplémentaire qui pose problème pour la nutrition, bien plus que la transformation de base.
Repérer les aliments ultra-transformés grâce à la liste d’ingrédients
Une astuce simple : si la liste d’ingrédients contient des substances qu’on ne trouve pas dans une cuisine ordinaire, le produit est probablement ultra-transformé. Cette lecture attentive permet de faire des choix éclairés, sans se priver de tout.
Steffan Rhys insiste sur un point : il est possible de trouver des plats préparés ou des marques qui ne sont pas ultra-transformés. Tout dépend de la façon dont on lit les étiquettes et de la place laissée aux produits bruts.
Les transformations constatées sur le corps et le moral
Au fil des semaines, ce père a observé des changements sur sa silhouette et son énergie. La perte de poids est souvent citée, mais d’autres effets ont marqué son quotidien : des fringales moins fréquentes, un meilleur confort digestif et un rapport plus serein à la nourriture.
Cette évolution ne s’est pas limitée au corps. Le moral suit : se sentir acteur de son alimentation aide à garder le cap. Le bien-être ressenti devient une motivation quotidienne, bien plus efficace que la simple volonté.
Un changement alimentaire concret et des habitudes qui suivent
Pour vivre cette transition en douceur, Steffan Rhys a mis en place des repères simples. Il ne s’agit pas de tout bannir, mais de privilégier des versions moins transformées des aliments qu’il aime. Cette approche modérée rend le changement alimentaire facile à tenir dans la durée.
Voici les principaux repères qu’il partage pour alléger son assiette :
- 🍞 Choisir du pain de boulangerie plutôt que des pains emballés allégés
- 🥣 Composer des yaourts nature avec des fruits frais plutôt que des desserts fruités
- 🍳 Cuisiner des plats simples à base d’ingrédients bruts, même les soirs de semaine
- 🍪 Remplacer les biscuits industriels par des portions de fruits secs ou de fromage
- 🔎 Se donner une minute pour lire les étiquettes avant chaque achat
Pérenniser l’expérience au-delà des deux mois
Le témoignage de ce journaliste britannique montre qu’un défi de courte durée peut déboucher sur des habitudes durables. La clé ? Se montrer exigeant sur les aliments ultra-transformés, mais tolérant avec soi-même. Le but n’est pas la perfection, mais une amélioration régulière du mode de vie.
Les conseils de Steffan Rhys pour prolonger les bienfaits : planifier ses repas, cuisiner en plus grande quantité et garder des options simples sous la main. C’est en réduisant la dépendance aux plats tout faits que l’on retrouve une vraie liberté dans son assiette.

Agathe a étudié la diététique avant de se tourner vers le journalisme santé. Elle teste elle-même les recettes et programmes qu’elle conseille. Convaincue que manger mieux ne rime pas avec se priver, elle partage des méthodes qui tiennent dans la durée.